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© Nicolas Cardin

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Cet hôtel parisien réputé a permis de transformer les stores en produits de luxe.

Le projet a obtenu le prestigieux grand prix européen du design, EHDA 2015 Award, à Londres, dans la catégorie rénovation et restauration. 900 ouvriers ont travaillé sur le site pendant quatre ans. Il s’agit du palace Peninsula, l’un des établissements les plus réputés de Paris.

Situé avenue Kléber entre le Trocadéro et les champs Elysées, il présente une véritable valeur historique. Il fut en 1908, l’un des premiers grands hôtels de Paris. Il a fait depuis l’objet de diverses restaurations successives, qui ont masqué ses décors intérieurs, sans prendre vraiment soin des façades extérieures. La grande restauration de l’édifice, tel que nous le connaissons désormais, a été initiée par des investisseurs étrangers The Hongkong and Shanghai Hotels Limited. Ils souhaitaient implanter un hôtel haut de gamme Peninsula, dans la capitale française.

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Une approche haut de gamme

Cette rénovation réalisée pendant près de quatre ans a mobilisé plusieurs entreprises françaises familiales, multi-générationnelles, spécialisées dans le luxe et le bâtiment historique, dont Roussel Stores, experte en protections solaires depuis plus de 200 ans.

D’une surface de 30 000 m², l’hôtel Peninsula Paris s’étend sur plusieurs bâtiments allant de 6 à 7 étages et compte 200 chambres ou suites. «Nous avons conservé les façades extérieures à l’architecture de style Beaux-Arts et nous avons créé une tour de plus dans la cour, pour redonner une symétrie à ce bâtiment » raconte Marie Desgardin architecte au cabinet Affine Design. « Le chantier comptait plus de 600 baies vitrées. La demande d’affaiblissement acoustique du maître d’ouvrage à 42 dB a déterminé le choix des huisseries. Il fallait que les menuiseries bois (Ateliers Perrault) conservent l’esprit du bâtiment. Nous devions garantir les alignements des traverses hautes, mais aussi répondre aux exigences liées à la décoration intérieure sans pénaliser les hauteurs d’ouvrants ».

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À chaque fenêtre, son store

Les expositions principales des façades sont nord/ouest et nord/ est. Pour des raisons esthétiques, toutes les chambres ont été équipées de protections solaires, même celles qui ne sont pas véritablement exposées au soleil. « Le choix des stores dépendait des contraintes des baies» explique Marie Desgardin. «Les baies cintrées par exemple, disposent de stores corbeilles. Les bras verticaux sont attachés sur le tableau de la baie ou en façade. Des stores à projection très spécifiques ont été installés sur certaines terrasses, car nous étions contraints par une hauteur insuffisante pour circuler librement sous ces stores. Nous pouvons projeter le store sans subir l’impact de la barre du bras. Il se déploie en ellipse au lieu de se déployer en quart de cercle. Nous voulions garantir au client de pouvoir sortir sur son balcon, sans que sa tête vienne heurter la barre de charge ou le compas. Si nous avions opté pour un système de store classique, il ne serait alors resté qu’un passage d’un peu plus d’un mètre sous le store : ce n’était pas envisageable »

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Des stores cousus main

«Nous avons en fait réalisé trois types de stores», précise Gilles Roussel dirigeant de l’entreprise familiale Roussel Stores, «des stores à l’italienne dits “Haussmann” (avec 2 bras), des bannes capotes à l’ancienne (dites à corbeille) et des stores bannes Faubourg (à projection à l’italienne, mais avec des coulisses verticales pour effectuer un mouvement très spécial). Nos armatures ne sont pas en aluminium. Pour le store Haussmann, par exemple, l’armature est en acier(traitement four laqué sablé). Pour les armatures du store Faubourg, les bras en acier bénéficient de coulisses verticales en inox massif et de pièces de fonderie décoratives en bronze. Ce squelette lourd permet de bien tendre la toile. Bien entendu, ces produits ont été conçus sur-mesure. Pour le store capote par exemple, chaque faisceau de toile est cousu main sur les arceaux. Il faut compter un point de couture tous les 2 cm et demi. Nous traitons cela comme de la vieille voile, à l’ancienne. Cela représente de nombreuses heures de travail : pour une seule capote, vous pouvez avoir jusqu’à 30 heures de couture. Il s’agit vraiment de stores de luxe». «Concernant le choix de la toile, la couleur qui permet l’identification du Peninsula, été déterminée par le maître d’ouvrage» confie l’architecte. «Nous souhaitions au départ installer des toiles en coton. Mais, le bureau de contrôle nous a imposé le respect de la norme incendie du C+D et les stores étaient aussi concernés. En effet, les façades et les étages sont très proches les unes des autres. Il fallait donc poser un matériau ignifugé. Cela ne nous a pas simplifié la tâche, mais nous devions respecter les textes». Les stores se commandent par façade et par niveau. Chaque client agit sur son store, mais l’exploitant peut reprendre la main sur l’installation complète, pour baisser tous les stores d’une façade ou d’un niveau. La maîtrise des coûts de climatisation fait aussi aujourd’hui partie des priorités d’un palace.

 

 Carnet de chantier

  • Maître d’ouvrage : Majestic EURL
  • Maître d’œuvre:  Agence Affine Design Bureau d’étude
  • BET Fluide + Structure : CIEC Engineering
  • Menuiseries bois : Ateliers Perrault Frères et Ridoret Menuiserie
  • Menuiseries métalliques hall d’accueil : Metalesca
  • Fabricant stores : Roussel Stores
  • Pose des stores : Cyb Stores

 

Source : http://www.technicbaie.fr/technique/chantiers/stores-de-luxe-cousus-main-palace-parisien/